Apartment 1303

Publié le par AsiaLoverSun

          Apartment 1303

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Origine du film : Japon

Réalisateur : Ataru Oikawa
Acteurs : Eriko Hatsune, Yuka Itaya, Naoko Otani
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 01h34min
Date de sortie : inconnue
Année de production : 2007
Titre Original : 1303-gôshitsu

 

 

L'appartement 1303 est blanc, lumineux et aéré et possède un rideau blanc qui est porté par le souffle du vent sur le balcon. Il est situé au 13ème étage d'un grand bâtiment. La vue sur la mer est à couper le souffle, mais l'histoire de l'appartement est choquante. En effet, bon nombre de jeunes femmes s'y sont suicidées en se jetant du balcon et la tragédie est sur le point de se reproduire !

 

Hébergeur : MegaUpload
Qualité : DVDRiP
Langue : Français
Nombre de fichiers : 1 Fichiers
Taille totale : 700 Mo
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Critique de Appartement 1303 - Superbe vue sur la mer(de)

Par : Quentin Meignant
Tags : Fantômes

Dans la grande déferlante des ghosts nippons initiées voici dix ans par Ring, le pays du soleil levant a pris l’habitude de peupler nos vidéothèques d’œuvres tantôt magnifiques, tantôt ridicules. Mais, une chose est certaine, la curiosité des cinéphiles l’emporte toujours et rares sont ceux qui hésitent à louer une nouvelle gourmandise japonaise, quitte à s’en rendre malade. A ce titre, Appartement 1303, et son pitch charmeur bien que déjà-vu, a de quoi ravir les curieux en tous genres. Le film d’Ataru Oikawa (Tomie) conte l’histoire d’un appartement mystérieux où les suicides de jeunes femmes se multiplient. Malgré son emplacement idyllique, le lieu a une terrible histoire qui se révèle bientôt à la sœur d’une victime.

C’est donc cette sœur, que l’on appellera « celle qui crapote » (le réal la filme pendant 5 minutes en train de faire semblant de fumer nerveusement), qui mène l’enquête après que la jeune Mariko ne s’est visiblement suicidée alors que tout allait pour le mieux dans sa vie. Cet hara-kiri, auquel on ne comprend pas grand-chose tant la mise en scène se révèle chaotique et mal maîtrisée, est sans doute la seule séquence un tant soit peu impressionnante du film, Mariko s’empiffrant de croquettes de chien et enfilant un casque avant de sauter par la fenêtre. Bref, après cette scène amusante à défaut d’être intéressante, Oikawa se livre directement à une enquête d’une lenteur rebutante où l’interprétation des acteurs n’a d’égal que la nullité du montage. Au niveau sonore, la musique censée donner une ambiance anxiogène est souvent rompue par une espèce de générique d’attente, digne des meilleurs ascenseurs ou des secrétariats du ministère des finances. Mais c’est surtout du point de vue visuel que le film choque, ne parvenant jamais à se fixer dans un décor clairement assumé. L’ambiance glauque de certains environnements fait plus qu’à son tour place à des plans courts sans queue ni tête, créant par là-même un dédale empli d’éléments dont le spectateur ne sait que faire.

Tout ceci n’est rien à côté de la mise en scène des apparitions où, clairement, Oikawa se montre incapable de maîtriser quoi que ce soit. Se bornant à reprendre chaque élément horrifique déjà vu dans d’autres ghosts (cheveux devant le visage, personnages pliés en deux (ou en huit ???), grognements, petites voix incompréhensibles,…), le réalisateur les tourne carrément en ridicule par l’entremise d’une action inexistante, la faute à de longs plans fixes dénués de tension. Le pire survient sans aucun doute quand on peut découvrir l’une des caméras du tournage surmontée d’un spot éblouissant, longuement représentée dans le reflet de la vitre se trouvant derrière des personnages totalement fades. Ces séquences, ridicules à outrance, sont encore exacerbées par des dialogues excessivement mauvais et des comédiens amateurs. Lorsque l’agent immobilier se met à faire des grimaces en tous sens ou que « celle qui crapote » rêve, le métrage sombre complètement jusqu’à un final dont la longueur n’a d’égal que l’irritation qui atteint le point de non-retour dans le chef d’un spectateur indulgent mais pas encore niais. Oikawa profite en effet de celui-ci pour multiplier des apparitions où « celle qui tue » essaie de trucider « celle qui crapote » en utilisant une nouvelle fois tous les trucs et astuces des fantômes japonais mais en y ajoutant du brouillard, des câbles de cheveux et un appartement qui penche. Mais « celle qui crapote » ne se laisse pas faire et lutte jusqu’à l’arrivée de « celle qui a déjà été tuée » et de « celles de l’appartement d’à-côté » qui sont en fait « celles qui tuent et qui ont déjà été tuées ».


Bref, ce final long de quinze minutes laisse le spectateur face à une incompréhension totale jusqu’à ce que… ah non, il faut le voir pour le croire ! Oikawa se plante donc largement avec cet Appartement 1303 qui a tout pour dégoûter les néophytes en matière horrifique. Le zéro absolu est atteint et à part la poubelle, le film ne peut prendre aucune autre direction… Merci Oikawa !

 

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